Marc-André Robitaille

Directeur, Traduction

Pour les mordus de la langue française!

En suivant des cours d’allemand au cégep, je n’ai pas été surpris d’apprendre que les genres linguistiques n’étaient pas universels et que, dans certains cas, les mots n’en avaient aucun. Dans ma langue maternelle « binaire », soit le français, un mot était soit féminin, soit masculin. L’anglais quant à lui m’avait enseigné que les mots pouvaient être appris, parlés et écrits sans genre. En même temps, j’ai appris qu’en espagnol les terminaisons en o et en a n’étaient pas sans exception, même si les articles le et la de ma langue maternelle menaient invariablement à une identification du genre.

En tant que francophone, substantif né à la même époque que moi, je savais que certains mots français, dans leur forme singulière, étaient masculins, mais féminins dans leur forme plurielle (amour, délice et orgue), alors que d’autres n’existaient tout simplement au singulier (comme frais et fiançailles).

Pourrait-on ainsi dire que le français est une langue curieuse? Si vous considérez…

  • ses nombreuses subtilités et nuances diplomatiques (un seul mot en anglais peut avoir des douzaines d’équivalents en français), bien que le français présente parfois des raccourcis aussi singuliers que paresseux (un hôte est à la fois celui qui reçoit ET celui qui est reçu, et tant le propriétaire QUE le locataire louent un appartement),
  • ses modes de conjugaisons très complexes (bien que certains temps et modes soient de moins en moins utilisés),
  • la réticence innée des francophones à ne pas utiliser les mêmes mots dans des phrases adjacentes;
  • ici au Québec, et de plus en plus en France, la contamination croisée des langues… c’est-à-dire les pièges et chausse-trappes appelés anglicismes, les faux amis et les calques…

Alors, oui, le français est une langue curieuse en ce sens qu’il a ses particularités et qu’il conserve un voile de mystère même aux yeux de ceux qui le maîtrisent à fond. Pour paraphraser librement Socrate, je sais que je ne sais rien… à titre d’éternel apprenant du français.

Il faut des années et des années de pratique régulière, d’incessants efforts pour affiner sa maîtrise de la langue et des outils qui nous permettent de produire une traduction parfaite et, enfin, une connaissance approfondie des règles linguistiques et des réalités culturelles… tout en tenant compte des besoins et des attentes de nos partenaires.

Mais je m’écarte du sujet.

Que serait un article sur les particularités et bizarreries du français sans une liste de savoureuses anecdotes à raconter lors d’un cocktail?

Santé, cher lecteur.

  • Les verbes « marier» et « épouser » traduisent tous deux le verbe anglais « to marry »… bien que seule la personne qui officie puisse marier des personnes qui souhaitent s’épouser.
  • Le plus long mot palindrome de la langue française est « ressasser ». C’est-à-dire qu’il se lit dans les deux sens.
  • Le mot « simple » ne rime avec aucun autre mot. Tout comme « triomphe », « quatorze », « quinze », « pauvre », « meurtre », « monstre », « belge », « goinfre » et « larve ».
  • Oiseaux, anchois et chouchou sont autant de mots dans lesquels aucune des lettres n’est prononcée.

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